Illustration de voyage...64

La Guyane...fin

1990: Les Iles du Salut... : l'île Royale, l'île Saint Joseph et l'île du Diable. 

Les îles du Salut (ou l'Archipel du Diable) sont 3 îles situées au large de Kourou : l'île Royale, l'île Saint Joseph et l'île du Diable. Elles abritent une grande partie de l'histoire de la colonie pénitentiaire.

En effet, le premier bagne Guyanais voit le jour sur l'archipel en 1852 par un décret de Napoléon III qui y voit un double avantage. D'un côté il vide la métropole des plus grands malfrats et d'un autre cette main-d'œuvre "gratuite" participe au développement des colonies.

En moins d'un an, on comptabilise déjà 1000 détenus sur les îles du Salut qui sont un lieu idéal pour y implanter un bagne. En effet, bien que le climat soit plutôt très favorable, l'isolement évident d'une île, qui plus est balayée par les vents et entourée de courants forts et de requins rendent l'évasion impossible. C'est pourquoi les condamnés les plus difficiles y étaient incarcérés. Les autres étaient envoyés au Bagne de Saint-Laurent-du-Maroni, que vous pouvez aussi visiter :).

Jusqu'en 1946, année de la fermeture du bagne, les îles ont vu passer plus de 70 000 condamnés.

Ce sont donc les bagnards qui vont construire les différents bâtiments, en commençant par leurs propres cases en bois. Vient ensuite la construction d'un hôpital avec les premières fièvres qui apparaissent.

Le Capitaine Dreyfus vous connaissez ? Ce militaire qui a été accusé à tort de trahison envers l'armée française ? Il a été condamné au bagne en Guyane et est arrivé sur l'île du Diable en 1895.

Les conditions de vie sont très difficiles. Il vit seul, surveillé, torturé, sans vue sur l'extérieur et ce, pendant 4 longues années. Il s'occupe en écrivant des lettres à sa femme et en lisant beaucoup. Dreyfus est, malgré tout, un prisonnier modèle.

Infos: recherche google


 "La plaque et la statue de la Vierge sont toujours là, figées dans le mur du sémaphore de l'île Royale. Comme il y a près de vingt ans lorsque j'étais venu pour la première fois, en 1987, pour les y sceller, en mémoire de Guillaume Seznec, martyr innocent, mon grand-père."

Denis seznec